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Les années 80
Les facteurs de réussite expliquant cet essor continu
se sont ensuite avérés déterminants dans la croissance
des autres banques du Groupe :
le dynamisme commercial et la volonté d'assurer
un service de qualité ;
l'effort de modernisme et d'adaptation à l'environ-
nement local des instruments et méthodes de travail ;
l'appui moral et parfois financier d'institutions inter-
nationales intéressées par cette expérience originale ;
l'intervention aussi importante que possible dans
les secteurs vitaux de l'économie malienne, et
notamment dans les crédits de campagne destinés au
coton et au riz, et la forte implication de la banque dans
le financement des petites et moyennes entreprises ;
l'adoption d'une politique d'implantation progressive
sur l'ensemble du territoire, à travers l'installation
d'agences dans les principales capitales régionales.
LE CHANGEMENT D'ÉCHELLE :
LA MISE EN PLACE DE AFRICAN FINANCIAL HOLDING
ET LA CONSTITUTION DE LA BANK OF AFRICA - BÉNIN
L'évolution de la BOA-MALI rendait concevable
la reproduction d'une telle structure en d'autres lieux.
Toutefois, pour imprimer l'impulsion nécessaire au
développement et à l'élargissement de cette première
expérience et pour assurer la cohésion des futures
composantes, tout en préservant l'indépendance de
chaque unité, l'existence d'une structure centrale est
apparue indispensable. C'est à cette fin qu'a été créée
en février 1988 la société AFRICAN FINANCIAL
HOLDING (AFH) dont les priorités, fixées dès l'origine,
seront toujours respectées :
promouvoir la création de banques privées, où
les capitaux nationaux seraient fortement représentés ;
être l'actionnaire de référence, apporter un soutien
technique à la mise en place et assurer la gestion
des BANK OF AFRICA ainsi créées ;
plus généralement, s'associer à des investissements
productifs relevant de tous les secteurs d'activité en
intervenant à la fois comme société de capital-risque
et, éventuellement, comme gestionnaire.
La mise en place d'AFH va permettre de préciser
rapidement la question majeure de la structure du
capital des BANK OF AFRICA, qui sera désormais
tripartite.
Des actionnaires privés, de préférence nationaux,
apportant à chaque banque une dimension nationale.
La holding AFH, qui assure pour chaque projet
les rôles successifs de promoteur, d'actionnaire de
référence et de partenaire technique.
Des institutions internationales d'appui au dévelop-
pement du secteur privé qui contribueront à renforcer
l'audience, le souci de rigueur et la crédibilité des
BOA. Ce sont quatre partenaires stratégiques -
PROPARCO, la BANQUE OUEST AFRICAINE DE
DÉVELOPPEMENT (BOAD), la SOCIÉTÉ FINANCIÈRE
INTERNATIONALE (SFI) et le FMO néerlandais - qui
ont historiquement joué ce rôle.
C'est sur ces bases que va naître la BANK OF
AFRICA - BÉNIN (BOA-BÉNIN), qui ouvrira ses portes
au public le 15 janvier 1990 et dont la montée
en puissance connaîtra une force et une régularité
exceptionnelles, la banque étant devenue, dès sa
seconde année d'activité, la première banque
commerciale du pays et voyant son total bilantiel
passer successivement de 16 milliards de F CFA en
1990, à 49,2 milliards de F CFA en 1992, 96,8
milliards de F CFA en 1995 et 428 milliards de
F CFA en 2008, soit une multiplication par 25 depuis
sa création, il y a 19 ans.
Les années 90
L'EXTENSION PROGRESSIVE DU RÉSEAU
VERS LA DIMENSION RÉGIONALE
Les perspectives ainsi tracées ne pouvaient être prolon-
gées que si AFH disposait des moyens financiers
nécessaires et si elle pouvait obtenir la présence à son
« tour de table » d'actionnaires institutionnels.
L'accroissement du capital de la holding sera donc une
priorité constante de celle-ci et trois actionnaires de
poids entreront successivement au capital de AFH :
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