mais impliquant tous de profondes modifications de notre environnement et générant une grande incertitude. On a pu en effet observer des télécommunications, du pétrole ou des mines, et une place grandissante accordée au secteur privé, notamment à travers de nouvelles privatisations et l'apparition de très grands projets. Mais l'année 2008 se sera également déroulée liée aux fortes hausses du prix des produits alimentaires en début d'année, ou l'aggravation des tensions à l'Est de la République Démocratique du Congo en fin d'année. Les événements politiques survenus à Madagascar début 2009 ont confirmé l'extension possible de ces zones de fragilité sur le continent. L'année écoulée aura aussi été frappée par de la finance, de la banque, de la bourse que de l'économie, principalement sur les continents américain, européen et asiatique. Cette crise aura engendré des manifestations que beaucoup considéraient comme totalement improbables quelques mois plus tôt, comme la chute de prestigieuses banques d'affaires aux États-Unis, la disparition de quelques grandes banques de dépôts, un fort repli des cours du pétrole, et le recul généralisé des cours des matières premières. Ces bouleversements multiformes ont encore accentué les faiblesses de l'Afrique, en menaçant ses capacités de réaction, par une réduction des flux de l'aide publique extérieure, une diminution des investissements directs liés au ralentissement de la croissance et à la baisse des cours des matières premières, un amoindrissement possible du flux des transferts des migrants, ou le risque de non réalisation des réformes structurelles récemment envisagées. Mais cette situation a également montré que l'Afrique pouvait résister, grâce à la faible dépendance de ses systèmes bancaires par rapport aux financements internationaux, ainsi que par la diminution des coûts de certaines importations. Mieux, cela n'exclut pas démographique et une urbanisation très rapide, tout en révélant une différenciation accrue des pays selon leurs capacités de gouvernance, qui devrait logiquement accorder une prime aux États bien gérés et montrera l'importance pour l'avenir de la réalisation effective des réformes structurelles. |