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G R O U P E B A N K O F A F R I C A - R A P P O R T A N N U E L 2 0 0 8
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Situation et perspectives d'évolution du Groupe
Les lauréats de la tombola Prêt Scolarité 2008, à Ougadougou.
Une équipe de l'Agence HLM à Dakar. © BOA-SÉNÉGAL - photos Michel Dione
Le bilan de l'année 2008
L'année 2008 aura été marquée par une série de constats et d'événements parfois contradictoires,
mais impliquant tous de profondes modifications de notre environnement et générant une grande incertitude.
On a pu en effet observer
une meilleure dynamique de croissance,
illustrée par une élévation
des taux de croissance moyens depuis 2000, une pleine réussite de quelques secteurs, comme ceux
des télécommunications, du pétrole ou des mines, et une place grandissante accordée au secteur privé,
notamment à travers de nouvelles privatisations et l'apparition de très grands projets.
Mais l'année 2008 se sera également déroulée
dans un environnement politique très fragile,
marqué par un lent retour à la normale en Côte d'Ivoire, une grave crise électorale au Kenya, une fronde sociale
liée aux fortes hausses du prix des produits alimentaires en début d'année, ou l'aggravation des tensions
à l'Est de la République Démocratique du Congo en fin d'année. Les événements politiques survenus à
Madagascar début 2009 ont confirmé l'extension possible de ces zones de fragilité sur le continent.
L'année écoulée aura aussi été frappée par
une crise internationale de grande ampleur,
brutale dans son déroulement, ses formes, et son ampleur, touchant aussi bien successivement les domaines
de la finance, de la banque, de la bourse que de l'économie, principalement sur les continents américain,
européen et asiatique.
Cette crise aura engendré des manifestations que beaucoup considéraient comme totalement improbables quelques
mois plus tôt, comme la chute de prestigieuses banques d'affaires aux États-Unis, la disparition de quelques grandes
banques de dépôts, un fort repli des cours du pétrole, et le recul généralisé des cours des matières premières.
Ces bouleversements multiformes ont encore accentué les faiblesses de l'Afrique, en menaçant ses capacités
de réaction, par une réduction des flux de l'aide publique extérieure, une diminution des investissements
directs liés au ralentissement de la croissance et à la baisse des cours des matières premières,
un amoindrissement possible du flux des transferts des migrants, ou le risque de non réalisation des réformes
structurelles récemment envisagées.
Mais cette situation a également montré que l'Afrique pouvait résister, grâce à la faible dépendance de ses
systèmes bancaires par rapport aux financements internationaux, ainsi que par la diminution des coûts de
certaines importations.
Mieux, cela n'exclut pas
une possible poursuite du développement,
grâce à l'existence de facteurs
intrinsèques capables de soutenir une croissance économique significative, comme la forte croissance
démographique et une urbanisation très rapide, tout en révélant une différenciation accrue des pays selon
leurs capacités de gouvernance, qui devrait logiquement accorder une prime aux États bien gérés et montrera
l'importance pour l'avenir de la réalisation effective des réformes structurelles.
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